Clermont-Ferrand

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45°46′59″N 3°04′57″E / 45.78306, 3.0825

Clermont-Ferrand
Pays
drapeau de la France
     France
Région Auvergne (chef-lieu)
Département Puy-de-Dôme (préfecture)
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Chef-lieu de 9 cantons
Code Insee 63113
Code postal 63000,63100
Maire
Mandat en cours
Serge Godard (PS)
2008 - 2014
Intercommunalité Clermont Communauté
Coordonnées
géographiques
45° 46′ 59″ Nord
         3° 04′ 56″ Est
/ 45.783088, 3.082352
Altitudes moyenne : 358 m
minimale : 321 m
maximale : 602 m
Superficie 42,67 km² (4 267 ha)
Population sans
doubles comptes
140 700 hab.
(2006)
Densité 3 297 hab./km²
Unité urbaine 281 198 (2005) hab.
Aire urbaine 409 558 (1999)

(18e rang français) hab.

Gentilé Clermontois, Clermontoises
Site www.clermont-ferrand.fr
Carte de localisation de Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand est une commune française, préfecture du département du Puy-de-Dôme et chef-lieu de la région d'Auvergne. Ses habitants sont appelés les Clermontois. En partie pour des raisons historiques, la ville est souvent appelée Clermont.

La ville moderne est née d'une union de deux villes distinctes, Clairmont et Montferrand imposée par Louis XIII et confirmée sous Louis XV.

Alors que Montferrand fut fondée au début du XIIe siècle par les comtes d'Auvergne sur le modèle des bastides du Sud-Ouest, Clairmont est beaucoup plus ancienne, puisqu'elle existait déjà dans l'Antiquité. La plus ancienne mention de l'existence de Clairmont figure dans l'œuvre de Strabon, au début du Ier siècle. La ville est alors dénommée Nemossos et qualifiée de « métropole des Arvernes ». Elle prit par la suite la dénomination d'Augustonemetum, puis Arvernis.

Sommaire

Dénominations

Voici la liste des noms que prit la ville au cours du temps (voir précisions plus bas ou dans les articles détaillés) :

La ville est appelée en occitan : Clarmont-Ferrand ou Clarmont d'Auvèrnhe.

Géographie

Situation

Clermont se situe au centre-sud de la France, au sein du Massif central, à 410 mètres d'altitude. À l’ouest, la ville est surplombée par le plateau basaltique (900m en moyenne) sur lequel se trouve la chaîne des Puys, la plus grande chaîne de volcans (endormis) d'Europe, parmi lesquels se dresse le Puy de Dôme, son plus célèbre volcan. À l’est de l’agglomération, s'étend la plaine de la Limagne baignée par l'Allier. La ville constitue ainsi un point de contact entre la plaine céréalière et la montagne d’élevage.

Clermont est à l'intersection des axes autoroutiers méridiens Paris-Béziers (A71 et A75) et transversal Lyon / Saint-Étienne-Bordeaux (A89 et A72).

Site

Une vaste partie de la ville occupe une butte volcanique appelée le plateau central. Il s’agit, en fait, du bord est du cratère d'un maar (de la place de Jaude au carrefour Europe de Chamalières) âgé de cent cinquante six mille ans. Celui-ci mesure environ 1,5 km de diamètre et a été comblé par les alluvions de la Tiretaine, petit cours d’eau qui traverse la ville. Clermont est également bâtie à l’écart de la vallée inondable de l’Allier.

La ville s’est développée autour de ce plateau central sur lequel s’élève la cathédrale, s’étendant à l’est dans la plaine et, dans une moindre mesure, sur les coteaux à l’ouest.

Clermont vu depuis le lieu-dit de la Pierre carrée.
Clermont à l'ombre de sa cathédrale.

Climat

Située à l'est de la chaîne des Puys, la ville est caractérisée par une des plus forte amplitude thermique annuelle de France. L’été chaud est marqué par des orages tandis que l’hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo France a ansi enregistré les températures extrêmes de +40,7 °C en juillet 1983 et de -29,0 °C en février 1929. La ville se situe en zone de rusticité 8a.

  Relevés météo, station de Clermont-Ferrand (altitude : 329 m)[1]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0 1 3 5 8 12 14 14 11 8 3 3 6,8
Températures maximales moyennes (°C) 7 9 13 15 20 23 26 26 22 18 11 8 16,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 29 27,3 29,5 45,2 91,9 67,5 47,8 73,8 57,8 51,3 36 33,5 590,8

La pluviométrie est l’une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an[1] ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L’ensoleillement est de 1 900 heures par an[2].

Devise

La devise de Clermont est Arverna Civitas Nobilissima (« La Cité arverne est la plus noble »). Elle est écrite dans plusieurs églises.

Histoire

Statue de Vercingétorix, œuvre du sculpteur Bartholdi
Les armes de Clermont-Ferrand se blasonnent ainsi : d'azur, à la croix pleine de gueules orlée d'or, cantonnée de quatre fleurs de lis aussi d'or
Plan de Clermont en 1575 (dessiné par François Fuzelier)
Extrait de la carte des Cassini : Clermont et ses environs
La gare de Clermont en 1908
Vue depuis le parc de Montjuzet
Le tramway sur la place de Jaude

L'époque gallo-romaine

Icône de détail Article détaillé : Augustonemetum‎.

La première mention de Clermont peut être accordée au géographe grec Strabon sous le nom de Nemossos. Le terme est gaulois et désigne un bois sacré. Elle y est qualifiée de « métropole des Arvernes » et sa population est située sur la butte actuelle de la cathédrale.

À proximité, lors du siège de Gergovie, l’armée gauloise repousse les légions romaines. Pendant la période gallo-romaine, la ville se développe sous le nom d’Augustonemetum, latinisation du nom gaulois formée à partir du nom de l’empereur Auguste. Sa population est alors estimée de 15 000 à 30 000 habitants au IIe siècle ce qui fait d’elle une grande ville de la Gaule romaine. Augustonemetum connaît une phase d’extension qui se termine au milieu du IIIe siècle.

Les Wisigoths assiègent plusieurs fois Clermont entre 471 et 475. Malgré la défense du patrice Ecdicius et de l’évêque Sidoine Apollinaire, la ville est cédée aux Wisigoths par l’empereur Julius Nepos, et fait partie du royaume wisigoth jusqu’en 507.

Le Moyen Âge

Clermont connaît après la disparition de l’Empire romain une période sombre, marquée par les pillages dont elle est l’objet de la part des peuples qui envahissent la Gaule et n’est pas épargnée par les Vikings lors de l’affaiblissement de l’Empire carolingien.

En 848, la ville prend le nom de Clairmont par référence au château fort de Clarus Mons. Clermont est ravagée par les Normands du chef Hastingen 862 [3]. L’évêque Sigon entreprend sa reconstruction, mais elle est de nouveau ravagée en 898 ou 910 (la date n’est pas connue avec précision).

L’évêque Étienne II fait bâtir une cathédrale romane consacrée en 946 à l’emplacement de la cathédrale actuelle. Elle sera détruite lors de la construction de la cathédrale gothique actuelle.

En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade.

En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d’Auvergne fondent à proximité de la ville épiscopale la cité de Montferrand sur le modèle des bastides du sud-ouest, ces villes nouvelles du Midi. Pendant tout le Moyen Âge et jusqu’à l’époque moderne, Clermont et l’actuel quartier de Montferrand sont deux villes distinctes : Clermont est la cité épiscopale, Montferrand, la cité comtale.

En 1490, la ville de Clermont subit de gros dommages à cause d’un tremblement de terre. Douze tours de l’enceinte s’effondrent totalement ou partiellement ainsi qu'une tour de l’église Notre-Dame du Port. La cathédrale subit également des dommages. (Une fissure sur le portail sud est toujours visible).

En 1551, Clermont devient ville royale, puis en 1610, propriété inséparable de la Couronne. Henri II transforme l’administration de Clermont en échevinage le 18 octobre 1556 (4 échevins puis 3 en 1559).

En 1557, Clermont reçoit le titre de Chef et ville capitale du pays d’Auvergne alors que Riom devient Chef du duché d’Auvergne et pays pour l’exercice de la justice prenant ainsi l’avantage pour les fonctions judiciaires. Cependant, la création, en 1582 à Clermont, d’un présidial de dix magistrats rétablit l’équilibre.

Le XVIIe siècle

Blaise Pascal naît à Clermont en 1623 où il y vit jusqu’en 1655.

Le 15 avril 1630, l’édit de Troyes (1er édit d’Union) rassemble autoritairement Clermont et Montferrand. Cette union est confirmée en 1731 par Louis XV avec le 2e édit d’Union.

Le XVIIIe siècle

En 1789, la région de Clermont est représentée aux États généraux par :

Le XIXe siècle

En 1832, Aristide Barbier et Édouard Daubrée fondent une usine de balles en caoutchouc et de machines agricoles. Cette usine sera à l’origine du groupe Michelin. La première usine, construite place des Carmes en 1889, fabrique des patins de frein pour vélo. Le premier brevet de pneu pour vélo est déposé en 1891. Le siège du groupe se trouve encore à cette adresse.

Les 9, 10 et 11 septembre 1841, Clermont fut en proie à de violentes émeutes provoquées par le recensement décidé en vue d'une réforme fiscale par le ministre Humann. Les émeutiers, auxquels s'étaient joints des habitants de localités rurales voisines (Aubière, Beaumont), manifestèrent leur colère à l'encontre des autorités municipales. Dépassée par l'ampleur de la révolte, la municipalité présidée par Hippolyte Conchon fut contrainte d'annoncer la suspension des opérations de recensement, qu'elle ne faisait pourtant qu'encadrer. En allant au devant des insurgés réunis sur la place de Jaude, le maire fut agressé, on lui jeta des pierres et il dut fuir pour échapper au lynchage. La maison de Conchon, située sur cette même place, fut pillée et incendiée.

La première gare ferroviaire est construite entre 1855 et 1857.

Le XXe siècle

Le développement de Michelin

L’expansion de Michelin provoque la création des cités Michelin où était logé le personnel. Ces cités répondent aux objectifs de paternalisme, marqué de catholicisme dans le cas de la famille Michelin, typique du patronat de l’époque, de contrôle social du personnel. Mais plus simplement, cela permet de faire face à la très forte augmentation de la population clermontoise liée à l’expansion de l’activité industrielle — elle passe de 52 000 en 1900 à 82 000 en 1921 — et aux très mauvaises conditions de logement des ouvriers qui viennent travailler à la « manufacture ». Il y a 3 000 logements Michelin pendant la décennie 1930. De nouveaux quartiers ouvriers sont donc entièrement construits, à l’instar du typique lieu qu’est la Plaine avec ses rues strictement symétriques et ses blocs de maisons divisés en quatre logements familiaux. Des rues qui ne portent pas le nom de personnages célèbres ou de lieux mais de qualité ou de vertus Rue de la Bonté ou la Rue de la Foi. Ces noms reflétaient les valeurs défendues par la famille Michelin à cette époque.

Le développement de ces cités s’accompagne de la création de cliniques, d’écoles, d’une église, de coopératives où le personnel va faire ses courses. Pierre-Jules Boulanger, PDG de Citroën et cogérant de Michelin, achète ses costumes à la coopérative Michelin. Le groupe finance un club omnisport : l’Association sportive Michelin. Une vie s’organise à l’intérieur de l’institution Michelin.

La Seconde Guerre mondiale

Le 29 juin 1940, le gouvernement, qui vient tout juste de signer l’armistice, se replie à Clermont. Pour quelques jours, la capitale de l’Auvergne est aussi la capitale de la France, avant qu’il ne se replie sur la ville voisine de Vichy. Plusieurs ministères restent néanmoins sur place.

Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand eut à juger quatre des hommes politiques, passagers du Massilia arrêtés le 31 août 1940 à Casablanca et accusés de désertion. Il condamna le 4 octobre 1940 Pierre Viénot, Alex Wiltzer et Jean Zay, puis le 9 mai 1941 Pierre Mendès France, alors lieutenant de l’armée de l’air française. Ce dernier, condamné à 6 ans de prison, s’évade le 21 juin 1941 de l’hôpital militaire pour rejoindre le général De Gaulle à Londres. Le même tribunal rapportera ces condamnations en 1946.

La Résistance à Clermont s’articule autour du quotidien La Montagne. Son fondateur, le socialiste Alexandre Varenne ayant déclaré qu’il « préférait briser sa plume » plutôt que de la mettre au service de l’ennemi. Le journal subit régulièrement la censure. Il est interdit de publication à plusieurs reprises. À la Libération, La Montagne aura le bonheur de pouvoir ressortir sous le même nom.

En 1944, le 92e régiment d’infanterie de ligne s’installe définitivement dans la ville.

Le XXIe siècle

L’entreprise Michelin perd de son poids en terme d’emploi. Clermont connaît ainsi un rééquilibrage au profit du secteur tertiaire.

Une politique de grands travaux est menée par la municipalité ; la place de Jaude est réaménagée, une ligne de tramway est inaugurée en octobre 2006. Le Conseil régional d'Auvergne construit dans l’agglomération clermontoise, une salle de spectacles de grande capacité, le Zénith d'Auvergne ainsi qu’une gigantesque halle d’exposition, la Grande Halle d'Auvergne, tous deux inaugurés en fin d’année 2003.

Démographie

Population

Au recensement de 1999, le dernier ayant valeur officielle, la commune comptait 140 700 habitants. La communauté d'agglomération de Clermont-Ferrand quant à elle, comptait 281 179 habitants (elle était alors composée de 21 communes : Aubière, Aulnat, Beaumont, Blanzat, Cébazat, Le Cendre, Ceyrat, Chamalières, Châteaugay, Cournon-d'Auvergne, Durtol, Gerzat, Lempdes, Nohanent, Orcines, Pérignat-lès-Sarliève, Pont-du-Château, Romagnat, Royat, Saint-Genès-Champanelle). La ville est au centre de la 18e aire urbaine française avec 409 558 habitants en 1999.

Évolution démographique
(Source : cassini.ehess.fr)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
30 000 30 000 30 982 30 010 28 257 32 427 35 152 34 083 33 516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
38 160 37 275 37 461 37 357 41 772 43 033 46 718 50 119 50 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
52 933 58 363 65 386 82 577 111 711 103 143 101 128 108 090 113 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
127 547 148 759 156 763 147 224 136 181 137 140 140 700 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Économie - Emplois

Secteurs d'activité

Le siège de l'entreprise Michelin

Depuis le milieu du XXe siècle, l'économie de Clermont est étroitement liée à la Manufacture française de pneumatiques Michelin qui a fortement influencé le développement de la ville. En effet, la famille Michelin, très paternaliste, a construit de nombreux bâtiments publics (écoles, crèches, stade, etc.). Dans les années 1910, l'entreprise est parmi les premières à verser des allocations familiales à ses employés, qui sont surnommés les Bibs (du nom de Bibendum, la mascotte de la société). En 1970, Michelin emploie 30 000 salariés. Aujourd'hui, le poids de la manufacture au sein de la ville a beaucoup diminué, et le nombre d'employés s'établit désormais à environ 14 000, principalement dans les services administratifs de l'entreprise. Michelin est la seule société cotée au CAC 40 qui a son siège en province[4].

Clermont est un centre administratif important. On retrouve donc de nombreux emplois liés aux collectivités locales (Région, Conseil général, municipalité...), au secteur hospitalier, aux services déconcentrés de l'État, ainsi que à l'École nationale des impôts. Les autres secteurs économiques développés sont :

  • l'agroalimentaire dû à la proximité de la plaine de la Limagne, avec principalement la coopérative Limagrain, mais aussi la recherche à l'INRA, ou le centre CNASEA ;
  • l'industrie pharmaceutique avec les Laboratoires Boiron. Dans la ville voisine de Riom, on retrouve aussi l'usine de MSD Chibret ;
  • la métallurgie ;
  • le pôle des technologies de l'information et de la communication (TIC), Pascalis.

Clermont est le siège de la Chambre de commerce et l’industrie de Clermont-Ferrand / Issoire.

Principaux employeurs

Les principaux employeurs de l'agglomération clermontoise sont : [5]

Grands Travaux

Réalisés ces dernières années

  • Tramway - ligne A
  • Réaménagement de la place de Jaude
  • Agrandissement du centre commercial Centre Jaude
  • Piscine Olympique (stade nautique Pierre de Coubertin)
  • École des Beaux-Arts
  • Stadium Jean-Pellez (athlétisme)
  • Mise en valeur des bords de la Tiretaine

En cours

  • École d'architecture sur le site de l'ancien sanatorium Sabourin
  • Réaménagement de Montferrand avec mise en valeur des remparts
  • Grande bibliothèque (BCIU)
  • Nouveau quartier de Trémonteix - HQE
  • Nouvel hôpital d'Estaing
  • Carré Jaude 2
  • Nouvel hôtel de la région d'Auvergne à Montferrand (chantier interrompu pour raisons budgétaires)

À venir ou en projet

  • Ligne B est-ouest du tramway
  • Au nord de la ville, aménagement des friches MSD en centre commercial, cinéma 12 salles, bowling et parc tertiaire
  • Agrandissement du stade Gabriel-Montpied à 30.000 places
  • Agrandissement du stade Marcel-Michelin
  • Réaménagement du site de l'Hôtel-Dieu
  • Mise en valeur du site des pistes Michelin
  • Construction de l'Hôtel de Police avenue de la République
  • Pôle intermodal à la Gare SNCF avec réaménagement de la place de la gare

Transports

Liaisons autoroutières

Carte du réseau routier de l'agglomération

Clermont est reliée par l'autoroute dans les quatre principales directions :

Ainsi, Clermont est reliée par l'autoroute à Saint-Étienne, aux Alpes, à Marseille par l'A72, à Limoges, Brive, Périgueux et Toulouse par l'A89, à Bourges, Montluçon, Nevers par l'A71, à Montpellier, Perpignan et l'Espagne par l'A75.

Liaisons ferroviaires

Carte du réseau ferré (tramway sur pneus et train) de l'agglomération
Icône de détail Article détaillé : Gare de Clermont-Ferrand.

Les trains Corail et Corail Téoz relient Clermont à Paris en 3 h 09 (trajet sans arrêt). En 2008, Clermont sera à 2 h 58 de Paris grâce à des travaux de réfection et de sécurisation des voies (suppressions de passages à niveaux). La ligne Clermont-Paris a été la première équipée des voitures Corail Téoz par la SNCF.

En direction de l'ouest ou de l'est, les liaisons sont peu développées, les temps de trajets élevés (plus de 6 heures pour rejoindre Bordeaux, 2 h 45 pour arriver à Lyon). Le temps de trajet vers Lyon a cependant été récemment réduit à 2 h 15 grâce à des travaux de réfection des voies et surtout au contournement de Saint-Germain-des-Fossés, mis en service en décembre 2006, évitant ainsi un détour de 20 minutes.

Aucune ligne à grande vitesse ne dessert la ville malgré de multiples pressions des élus et des habitants. Plusieurs projets ont été proposés dont une ligne à grande vitesse vers Paris, la LGV Massif Central (rejetée en 2005) ou la Transversale Alpes Auvergne Atlantique défendue par le conseil régional d'Auvergne. Si elle a lieu, la mise en service de ces lignes n'est pas attendue avant 2019. En 2008, le projet d'une LGV Paris-Lyon par Clermont a été relancé et est actuellement à l'étude.

Icône de détail Article détaillé : Gare de Clermont-La Rotonde.

Liaisons aériennes

L'aéroport international de Clermont-Ferrand se situe sur la commune d'Aulnat, à l'est de l'agglomération clermontoise. Il possède une piste d'une longueur de 3 015 m. Il a été géré par la Chambre de commerce et l’industrie de Clermont-Ferrand / Issoire jusqu'en 2006, puis, actuellement par un syndicat mixte conduit par Clermont Communauté.

Des vols réguliers sont assurés à destination de Biarritz, Marseille, Nice, Mulhouse-Bâle, Lyon, Toulouse, Bastia (en été), Ajaccio (en été), Strasbourg, Paris (Orly et Charles de Gaulle), Lille et Nantes ainsi que vers Amsterdam et Bruxelles. Les liaisons de Porto (en été) et Lisbonne (hebdomadaires) sont assurées par PGA Portugalia Airlines. Une filiale d'Iberia exploite depuis début 2008 des vols vers Madrid (6 vols hebdomadaires). La création d'une ligne vers l'aéroport de Manchester est en cours d'étude.

L'aéroport de Clermont est un des rares au monde à avoir reçu le Concorde. Accueil rendu possible grâce à l'amicale "pression" de Michelin qui fournissait les pneumatiques du supersonique.

Transports urbains

Le tramway sur pneus de Clermont

Le réseau de transports clermontois est géré par la T2C.

À terme la colonne vertébrale de ce réseau devrait être le tramway sur pneus de technologie Translohr, dont une première tranche a été mise en service le 13 novembre 2006 (un mois de réglages techniques étant nécessaire après l’inauguration officielle du 14 octobre). Depuis septembre 2007, l’intégralité de la ligne est ouverte sur 14 km et 31 stations, entre la Gare de la Pardieu, dans la technopole et le quartier populaire des Vergnes. Cette ligne principale est complétée par des lignes de bus réorganisées pour l’occasion permettant la desserte de toute la communauté des communes.

Déjà, est évoquée la création d’une seconde ligne Est-Ouest entre le quartier de la Gare SNCF et la ville de Royat. Après des réticences de la municipalité de Chamalières, il semble qu’un certain consensus se soit dégagé pour entamer une réflexion sur cette seconde ligne.

Une première ligne de transport en commun en site propre avait été mise en service en 2001 (technologie Civis) mais les véhicules Civis ont été retirés du service en raison de nombreux problèmes et de coûts de fonctionnement élevés. Depuis septembre 2004, le service MooviCité[6], initié par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération clermontoise (SMTC), propose des transports à la demande pour les personnes à mobilité réduite, ainsi que la location de vélos classiques et de vélos à assistance électrique (V.A.E.), pour tous à l’intérieur de l’agglomération.

Environnement

Parcs et jardins urbains

L'arrière-pays

L'hôtel de ville

Administration

Mairie

Le maire actuel de la ville est Serge Godard (PS), successeur de Roger Quilliot le 4 juillet 1997 et réélu en 2001 puis en 2008. C'est le troisième maire de la ville depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, après les socialistes Gabriel Montpied (de 1944 à 1973) et Roger Quilliot (de 1973 à 1997). Serge Godard est physicien de formation. Il a exercé les mandats de sénateur et de conseiller général précédemment à sa fonction de premier édile de la ville.

Le Conseil municipal compte 55 élus, répartis entre les 44 membres de la majorité, 4 membres de l'opposition de gauche, ainsi que 8 membres de l'opposition de droite. On retrouve les groupes politiques tels que : 1 LO, 4 LCR, 5 PCF, 2 PRG, 2 MDC, 28 PS, 3 MODEM, 6 UMP