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Le comportement d'un être vivant et, plus généralement, de tout autre système est la partie de son activité qui se manifeste à un observateur. Le comportement des animaux, humains et non-humains, peut être décrit comme l'ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d'un individu dans une situation donnée. Les comportements animaux sont contrôlés par leur système endocrinien et leur système nerveux. La complexité du comportement d'un animal est en étroite relation avec la complexité de son système nerveux. Plus le cerveau est complexe, plus les comportements peuvent devenir élaborés et ainsi être mieux adaptés à l'environnement. L'origine, la fonction et le développement des comportements dépendent à la fois des interactions avec l'environnement et de l'héritage phylogénétique de l'espèce. Les principaux comportements fondamentaux sont les comportements alimentaire, sexuel, maternel, social, d'agression, de défense ou fuite. L'éthologie est la science qui étudie et décrit les comportements animaux alors que la psychologie s'intéresse en général au comportement humain mais aussi à l'activité mentale sous-jacente[1] notamment via la physiologie et la neurobiologie qui étudient les phénomènes biologiques à l'origine de ces comportements. Les comportements peuvent être décrits comme innés ou acquis, conscients ou inconscients, et volontaires ou involontaires, automatiques ou contrôlés, etc. L'étude du comportement économique fait l'objet d'un champ de recherche particulier appelé économie comportementale. Définitions existantesCi-dessous, quelques définitions du concept de "comportement", extraites de la littérature scientifique actuelle :
On observe que ces différentes définitions ne désignent pas tout à fait la même chose, vraisemblablement parce qu'elles ont été définie à partir d'une position externe par rapport à l'objet étudié, et que leurs auteurs proviennent de différents domaines scientifiques. Problématique centrale du conceptLa première étape de l'élaboration d'une définition est d'identifier et de caractériser ce qui rend nécessaire la création de cette définition. Une caractéristique majeure de certains organismes vivants est la capacité de mouvements, qui permet d'interagir activement avec l'environnement. Un aspect important de cette capacité est que le mouvement n'est pas un effet fortuit (comme le mouvement d'une branche au vent), mais le résultat d'une organisation spécifique de l'organisme. Les facteurs primordiaux du vivant qui sont directement en relation avec cette capacité de mouvement sont : l' organisation, le mouvement, la limite et l' organisme. L' organisation est un facteur primordial et fondamental du vivant : tout être vivant est une structure hautement organisée. La désorganisation provoque la mort. Le mouvement est un autre facteur primordial du vivant : quasiment tous les éléments d'une structure vivante sont en mouvement perpétuel. L'arrêt du mouvement provoque la mort. La limite est également un facteur primordial du vivant : tous les êtres vivants possèdent des limites externes et souvent de nombreuses limites internes. La suppression des limites provoque la mort. L' organisme n'est une structure vivante que par l'existence de limites et de mouvements organisés. Définition synthétiqueLa synthèse de tous les éléments présentés ci-dessus permet d'élaborer une définition du concept de "comportement", basée sur les caractéristiques biologiques structurelles et fonctionnelles primordiales, et qui est valable pour tous les organismes vivants. Voir la figure "Définition du concept de «comportement»", ci-contre. On observe que le mouvement organisé pour l'intérieur de l'organisme (réactions enzymatiques, transport intracellulaire des molécules, pompes protéiques, endocytose, migrations cellulaires, circulation sanguine, etc.) est une nécessité vitale absolue pour tous les êtres vivants. Par contre, le mouvement organisé pour l'extérieur de l'organisme (locomotion, préhension, etc.), qui correspond à la notion de "comportement", est facultatif. Il n'existe principalement que dans les règnes protiste et animal. En fonction de cette synthèse, la définition du concept de "comportement", valable pour tous les organismes vivants, est : ensemble des mouvements organisés pour agir à l'extérieur de l'organisme. Cette définition, plus technique et plus précise que la définition générale et usuelle donnée en introduction, permet d'identifier sans ambiguïté tous les comportements : l'observation externe et objective d'un mouvement d'un organisme (ou d'une partie d'un organisme) est un comportement s'il existe des structures biologiques spécifiquement organisées pour produire ce mouvement ; par exemple le mouvement des yeux des mammifères n'est pas le résultat indirect des mouvements de la tête, mais résulte d'un contrôle neural (noyaux oculomoteurs III, IV et VI, etc.) des muscles oculaires : il existe donc un comportement oculaire. L'éthologie est la science de la description et de l'étude systématique de ces mouvements organisés. Mais en général les éthologistes étudient surtout les comportements les plus élaborés : alimentaire, sexuel, de défense du territoire, etc. Le comportement dans les règnes du vivantParmi les six règnes actuellement reconnus (animal, champignon, végétal, protiste, archéobactérie, eubactérie), on observe des comportements essentiellement chez les animaux, et, de manière beaucoup plus limitée, chez les protistes. Néanmoins, quelques cas de mouvements spécifiquement organisés pour agir à l'extérieur de l'organisme peuvent être observés dans les autres règnes. Le comportement chez les végétauxLe comportement végétal est un phénomène extrêmement limité. Le mouvement végétal dépend essentiellement du mécanisme hydrodynamique de la turgescence. "Des variations de turgescence de cellules très localisées de nombreuses plantes produisent chez elles des mouvements d’organes, tels que les fermetures de pétales de fleurs (liseron) ou de folioles (diverses papilionacées, ou, cas spectaculaire, la sensitive), ou les mouvements d’étamines (épine-vinette autogame), ou le reploiement des tentacules-pièges de feuilles de plantes carnivores, etc." (Dauta J. 1999). Chez les végétaux, l'exemple type de mouvements spécifiquement organisés et ayant une fonction en rapport avec l'environnement sont les mouvements de fermeture des pièges des plantes carnivores (dionées, droséras, etc.). Une explication détaillée et une présentation animée des structures et des mécanismes impliqués dans ce comportement prédateur sont disponibles sur le site www.carnibase.com. Le comportement chez les protistesLes comportements des protistes sont très simples et se limitent essentiellement à des comportements de locomotion. Les structures et les processus biologiques qui permettent ces mouvements organisés sont les mouvements amiboïdes de la membrane plasmique, et surtout ceux des cils et des flagelles. "Dans la bactérie intestinale Escherichia coli, par exemple, chaque flagelle est un filament rigide de 14 millièmes de micromètres de diamètre et de 10 micromètres de longueur, qui tourne à la vitesse incroyable de quelque 200 tours par seconde grâce à un petit moteur rotatif inséré dans la membrane et la paroi de la cellule" (Bornens M. 2005). La direction du déplacement est contrôlée par la détection d'un gradient de concentration d'une molécule, qui est détectée par des récepteurs (phénomène de chimiotactisme). "Le déplacement ne se fait pas au hasard, et, même dans les cellules les plus simples, il apparaît nécessaire de postuler des mécanismes de stimulation et d’inhibition du mouvement" (Rozé C. 1999). Le comportement chez les animauxLe comportement chez les mammifèresLes comportements des mammifères peuvent être très complexes. Ils sont réalisés grâce à des structures et des organes spécialisés, hautement organisés : squelette articulé, muscles, et surtout un système nerveux spécialisé (motoneurones spinaux, système moteur pyramidal et extrapyramidal). Méthodologie d'étude des comportementsNote : ce chapitre est en cours de rédaction, il est prévu pour présenter les différentes méthodes d'études des comportements. L'étude des comportements passe le plus souvent par une observation rigoureuse des comportements des individus selon des conditions préalablement fixées par l'expérimentateur. Toute la difficulté réside dans le fait de très clairement définir les différents paramètres qui vont constituer la session d'observation. Contrairement à ce que le non initié pourrait penser, observer un comportement n'est pas simplement regarder. Sans quoi il ne serait certainement pas nécessaire de faire de études longues en sciences, conduisant l'observateur, dans la plupart des cas à poursuivre ses études jusqu'au doctorat (c’est-à-dire des études de 3e cycle).
Cette partie est juste constituée de notions (en anglais, car les termes génériques sont toujours donnés en anglais (langue de référence) pour être ensuite traduits dans la langue nationale) qu'il conviendra de développer par la suite Les méthodes classiquement appliquées aux sciences du comportement, et parmi elles, l'éthologie sont les suivantes :
En résumé soit l'observation porte sur un animal qui est suivi tout au long de la session d'observation, c'est le focal sampling. Soit au cours d'une séance de recueil des données l'observateur s'intéresse à plusieurs animaux, c'est le scan sampling. Phylogenèse des comportementsNote : ce chapitre actuellement vide est prévu pour présenter les connaissances actuelles relatives au développement phylogénétique des comportements. N'hésitez pas à le développer. Psychobiologie du comportement animalNote : ce chapitre actuellement vide est prévu pour présenter les connaissances actuelles relatives aux facteurs neurobiologiques (des réflexes aux processus corticaux les plus complexes) qui sont communs au développement et au contrôle des différents comportements, et qui sont communs aux animaux les plus développés (Homme y compris). N'hésitez pas à le développer. Développement des comportements humainsNote : ce chapitre actuellement vide est prévu pour présenter les connaissances actuelles relatives aux étapes et aux facteurs qui participent au développement des comportements, mais qui sont communs à tous les comportements humains. N'hésitez pas à le développer. Étude psychologique du comportement humainNote : ce chapitre actuellement vide est prévu pour présenter les connaissances actuelles relatives aux facteurs psychologiques et psycho-sociologiques généraux impliqués dans les comportements humains. N'hésitez pas à le développer. Chez l'homme, le comportement est une vitrine sur la personnalité, en tant que sa manifestation extérieure. A ce titre, il est le sujet d'étude principal de la psychologie (psychologie comportementale). Il englobe les communications verbales et non verbales. Il est donc au cœur de la vie sociale. voir aussi psychologie du comportement ou comportementalisme Étude sociologique du comportement humainNote : ce chapitre actuellement vide est prévu pour présenter les connaissances actuelles relatives aux facteurs sociologiques généraux qui influencent les comportements humains. N'hésitez pas à le développer. La psychologie sociale étudie notamment les influences réciproques entre comportement individuel et comportement collectif. Il apparaît que l'individu en groupe ou dans une société, formelle ou informelle, perd une plus ou moins grande partie de son autonomie de pensée. Il a alors tendance à se rallier à la pensée et au comportement du groupe ou de la masse, et ainsi à se comporter différemment de ce qu'il ferait s'il était isolé. Des individus qui reçoivent des stimuli peuvent changer de comportement. Un exemple de recherche pratique sur ces phénomènes est l'économie comportementale. Il existe une très forte interaction entre le comportement et la pensée. S'il est évident que la pensée influence le comportement, l'on sait aujourd'hui que le comportement influence de façon certaine la pensée. Les techniques de manipulation les plus efficaces sont basées sur ce principe, baptisé congruence. L'homme a besoin, pour son équilibre, de justifier son propre comportement et de s'autopersuader que ses actes sont légitimes et cohérents. L'expérience conditionne donc la pensée. RéférencesNotes
Bibliographie
Filmographie
Articles scientifiques
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