Turquie

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République de Turquie (fr)
Drapeau de <strong>la turquie</strong> Armoiries de <strong>la turquie</strong>
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Yurtta sulh, cihanda sulh ou Yurtta barış, dünyada barış
(paix dans le pays, paix dans le monde)
Langue officielle Turc
Capitale Ankara
39°55'N 32°50"E
Plus grande ville İstanbul
Forme de l’État
 - Président
 - Premier ministre
République
Abdullah Gül
Recep Tayyip Erdoğan
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 37e
780 580 km²
1,3 %
Population
 - Totale (2007)
 - Densité
Classé 17e
71 158 647 hab.
92,3 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'empire ottoman
29 octobre 1923
Gentilé Turc, turque
Monnaie Nouvelle livre turque
(Yeni Türk Lirası - YTL) (YTL)
Fuseau horaire UTC +2: (EET);

Heure d'été: UTC+3: (EEST)

Hymne national Marche de l’indépendance
(İstiklâl Marşı)
Domaine internet .tr
Indicatif
téléphonique
+90
Histoire de la turquie
Armoiries de la république de Turquie
Turquie pré-ottomane
jusqu'au XIIIe siècle
Asie mineure et Thrace
Époque hellénistique
jusqu'en 189 av. J.-C.
Période romaine 189 av. J.-C.1453
Seldjoukides Xe siècleXIIIe siècle
Sultanat de Rûm 10601327
Epoque des beylicats XIIIe siècle
Armoiries ottomanes
Empire ottoman (1299–1923)
Naissance 12991453
Croissance 14531683
Stagnation 16831827
Déclin 18281908
Dissolution 19081922
Drapeau de Turquie
République de Turquie (1919 – Présent)
Guerre d'indépendance 19191923
Période de l'unipartisme 19231945
Période du multipartisme 1945 – Présent

La Turquie, ou la République de Turquie pour les usages officiels, est un pays eurasiatique : elle est en effet située en Asie (Anatolie) à 97 % et en Europe (Trakya, soit la Thrace orientale) à 3 %[1]. la turquie est parfois considérée comme faisant partie de l'Europe, parfois de l'Asie. la turquie a des frontières terrestres avec la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan), l'Iran, l'Irak et la Syrie. C’est une république parlementaire dont la langue officielle est le turc.

Sommaire

Histoire

L'Empire ottoman (1299 à 1923)

Icône de détail Article détaillé : Empire ottoman.
Carte des conquêtes de l'Empire ottoman jusqu'en 1683.

En 1299, le sultan oghouze Osman Ier conquiert la ville byzantine de Mocadène. Cet événement est considéré comme le début de l'Empire ottoman. Dès lors l'empire ne va cesser d'accroître son territoire et atteint son apogée au XVIe siècle sous le règne de Soliman le Magnifique.

Les Balkans sont conquis dès la fin du XIVe siècle et la Serbie est entièrement annexée en 1459. 1453 voit la prise de Constantinople par les troupes du sultan Mehmet II. C'est la fin de l'Empire byzantin.

C'est à cette époque que de nombreux chrétiens slaves, grecs ou arméniens, pauvres et démunis, se convertissent à l'islam pour ne pas payer le haraç (impôt sur les non-musulmans) et deviennent Ottomans.

Au XVIe siècle, l'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

L'Empire décline à partir du XVIIIe siècle. La défaite à la bataille de Vienne de 1683 marque le début du déclin effectif et des premières pertes territoriales. Au XIXe siècle, l'Empire désagrégé tente de se reconstruire en se modernisant par de nombreuses réformes. Mais cette période de réformes, appelée Tanzimat, s'achèvera en 1876 sans empêcher la perte de la Grèce, de l'Égypte ou de l'Algérie. À la fin du siècle, ce sont les Balkans qui retrouvent leur liberté. Dans le même temps, les populations arméniennes se révoltant pour obtenir d'avantage de droits et de libertés deviennent un véritable problème au sein de l'empire. Le sultan Abdülhamid II ordonna de les massacrer entre 1894 et 1896. Les massacres hamidiens feront deux-cent mille victimes arméniennes[2].

En 1913, la défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir.

Entre 1915 et 1917 le noyau dur du parti, et notamment Talaat Pacha, met en place et organise le génocide arménien qui coûta la vie, selon la majorité des historiens, à un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie[3]. Les deux tiers de la population arménienne d'Anatolie furent exterminés sans que les puissances occidentales n'interviennent. Le génocide arménien est considéré comme le premier du XXe siècle.

Le 10 août 1920, à la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan et une Arménie indépendants, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et de la Grande-Bretagne.

Entre 1920 et 1923, Mustafa Kemal Atatürk mène la guerre républicaine destinée à récupérer une grande partie des territoires perdus par le traité de Sèvres. Finalement, le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne revient sur le traité de Sèvres en attribuant toute l’Anatolie et la Thrace orientale à la turquie ; les minorités grecque et arménienne résiduelles sont chassées, sauf à Istanbul.

La République de Turquie (depuis 1923)

Icône de détail Article détaillé : Histoire de la turquie.

Quelques dates :

  • 29 octobre 1923 : L'assemblée nationale proclame la République et élit Mustapha Kemal qui devient le premier président de la République.
  • 1923 : Ankara devient la nouvelle capitale en remplacement d'Istanbul.
  • 1923 : création du parti unique Cumhuriyet Halk Partisi (Parti républicain du peuple). Début des réformes kémalistes.
  • 1924 : Une nouvelle constitution est adoptée. Le califat est aboli, les 144 membres de la famille impériale (la Dynastie ottomane) déchus de leur nationalité et expulsés du pays.
  • 1925 : Répression de la révolte kurde (ayant aussi des traits féodaux et islamistes) menée par Cheikh Saïd et soutenue par les Britanniques. İsmet İnönü est nommé premier ministre.
  • 1926 : Adoption du code civil, interdiction de la polygamie, instauration du mariage civil comme seul type de mariage reconnu par l'Etat, adoption du code pénal.
  • 1928 : Adoption de l'alphabet latin. L'école primaire devient gratuite et obligatoire. La référence à l'Islam comme religion officielle dans la constitution est supprimée.
  • 1930 : Création d'un parti d'opposition (Serbest Cumhuriyet Firkasi- Parti libre de la République), dissous trois mois plus tard.
  • 1934 : Les femmes obtiennent le droit de vote et deviennent éligibles. Adoption de la loi obligeant les Turcs à prendre des noms de famille. Interdiction de porter l'habit religieux en dehors des lieux de culte. L'appel à la prière, récité cinq fois par jour depuis les minarets, est désormais en turc.
  • 1935 : Adoption du dimanche, au lieu du vendredi, comme jour de repos hebdomadaire.
  • 1936 : La Convention de Montreux rétablit la souveraineté totale de la turquie sur les détroits turcs.
  • 1937 : Amendement constitutionnel: la turquie est officiellement définie comme un Etat laïque.
  • 1938 : mort de Kemal Atatürk le 10 novembre ; le nouveau Président, désigné par le parlement, est İsmet İnönü.
  • 1938 : Répression d'un grand soulèvement kurde à Dersim (Tunceli).
  • 1939 : la turquie déclare sa neutralité dès le début de la Seconde Guerre mondiale.
  • 1942 : Impôt sur la fortune qui ruine les riches.
  • 1945 : la turquie s'engage finalement dans la Seconde Guerre mondiale contre l'Allemagne, deux mois avant la capitulation de celle-ci. Elle devient l'un des 51 membres fondateurs de l'ONU.
  • 1945 : Fin du système de parti unique.
  • 1946 : Création du Demokrat Parti par Celal Bayar, opposant de longue date d'İnönü.
  • 1948 : Participation au plan Marshall.
  • 1949 : Cooptée (en même temps que la Grèce) par les membres fondateurs du Conseil de l'Europe trois mois après la signature du traité de Londres.
  • 1950 : Le Demokrat Parti gagne les élections législatives du 14 mai. Adnan Menderes devient premier ministre et Celal Bayar président de la République. Nombre d'interdictions religieuses datant d'Atatürk sont abandonnées. L'appel à la prière est de nouveau chanté en arabe. Le parti remporte les éléctions de 1954 et 1957 et reste au pouvoir jusqu'au coup d'Etat de 1960.
  • 18 février 1952 : la turquie devient membre de l'OTAN.
  • 6 septembre 1955-7 septembre 1955: La communauté grecque orthodoxe d'Istanbul est attaquée et ses biens sont pillés.
  • 1959 : la turquie pose sa candidature pour devenir membre associé de la CEE.
  • 27 mai 1960 : Coup d'état militaire. Adnan Menderes et deux autres figures importantes du Demokrat Parti sont jugés par un tribunal spécial et pendus pour haute trahison en septembre 1961.
  • 1961 : Nouvelle constitution adoptée par référendum (61% pour). Arrivée au pouvoir du Cumhuriyet Halk Partisi. İsmet İnönü redevient premier ministre, tandis que le chef des putschistes, Cemal Gürsel, est élu quatrième président de la République.
  • 22 février 1962 : Tentative de coup d'Etat du colonel Talat Aydemir. Le putsch a été avorté sans faire de victimes par la résistance énergique du premier ministre İnönü. Aydemir s'est rendu à condition de ne pas être jugé.
  • 21 mai 1963 : Seconde tentative de coup d'Etat du colonel Talat Aydemir. Des accrochages ont eu lieu dans les rues d'Ankara entre les forces d'Aydemir et celles restées fidèles au gouvernement, faisant 8 morts. Talat Aydemir s'est finalement rendu. Il est jugé et condamné à mort en 1964.
  • Décembre 1963 : Première crise chypriote.
  • 1963 : Un accord d'association entre la turquie et la CEE est signé.
  • 1965 : Arrivée au pouvoir de Adalet Partisi. Süleyman Demirel est nommé premier ministre.
  • 1966 : Cevdet Sunay devient le cinquième président de la République.
  • 1967 : Visite du Pape Paul VI.
  • 1970 : Crise économique ; climat de violence ; attentats d’extrême gauche.
  • 12 mars 1971 : Démission de Süleyman Demirel suite à une déclaration musclée de l'État-major ; répression violente des mouvements de gauche ; limitation de la liberté de la presse et des droits syndicaux. La Parlement reste en fonction et des gouvernements technocrates sont formés par des hommes politiques « indépendants », proches de l'Etat-major.
  • 1973 : Fahri Korutürk est élu le sixième président de la République. Élections législatives remportées par le Cumhuriyet Halk Partisi de Bülent Ecevit qui devient premier ministre.
  • 29 octobre 1973: Inauguration du pont du Bosphore.
  • 20 juillet 1974 : Début de l'opération Attila. A la suite d'un coup d'Etat des nationalistes grecs contre le gouvernement chypriote en place visant à rattacher l'île à la Grèce, et en s'appuyant sur le traité de garantie de la Constitution de 1960, la turquie intervient militairement à Chypre, et occupe le nord de l'île en deux jours. Cette rapide victoire de l'armée turque aboutira à la division de l'île et à la chute de la dictature des colonels en Grèce ; embargo militaire américain.
  • 1975 : Premiers attentats terroristes de l’Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie ; jusqu’en 1997, 120 attentats et 22 assassinats contre des diplomates turcs seront perpétrés par l'ASALA qui cherche par là à forcer le gouvernement turc à reconnaître le génocide arménien - et, à défaut, attirer l'attention internationale sur la question arménienne. Au total, le bilan des attentats imputés à l'ASALA se monte à 46 morts et 299 blessés.
  • 1977 : Le défilé traditionnel du 1er mai attaqué par des militants de l'extrême-droite, faisant 27 morts. Ce carnage marque le début d'une quasi-guerre civile entre les fractions de gauche et de droite qui feront plus de 5 000 morts jusqu'en 1980.
  • Novembre 1979 : Visite du Pape Jean-Paul II.
  • Mai 1980 : Grève générale contre les violences de l'extrême droite.
  • 12 septembre 1980 : Coup d’état militaire ; 30 000 arrestations ; dissolution du parlement et interdiction des partis politiques. Le chef d'état-major Kenan Evren devient président de la République.
  • Novembre 1982 : Nouvelle constitution ; les anciens partis restent interdits.
  • Décembre 1982 : Crise des banquiers, des dizaines de milliers d'épargnants perdent leurs économies.
  • 15 novembre 1983 : La République turque de Chypre du Nord est créée, mais elle est uniquement reconnue par la turquie.
  • Décembre 1983 : Retour au régime civile. L'Anavatan Partisi, nouvellement créé, gagne les élections législatives et Turgut Özal est nommé premier ministre. Virage néo-libéral (vague de privatisations) et islamique (les cours de religion deviennent obligatoires dans l'éducation primaire et secondaire).
  • 10 janvier 1984: L'avortement légalisé.
  • 15 août 1984: Début de la guérilla menée par le PKK d’Abdullah Öcalan. Les affrontements avec les forces gouvernementales qui s'ensuivent feront plus de 37 000 morts jusqu’en 2008 et de très nombreux déplacés (les chiffres varient de 40 000 à un million de personnes).
  • 6 septembre 1986: Fusillade dans la synagogue Névé Shalom à Istanbul, perpétrée par des terroristes palestiniens, 22 morts.
  • Avril 1987 : la turquie demande son adhésion à l’Union européenne.
  • 18 juin 1988: Tentative d'assassinat contre le premier ministre Turgut Özal lors du congrès de son parti. Il est légèrement blessé. Le tireur, Kartal Demirağ, un ultra-nationaliste, affirme avoir agi seul.
  • Décembre 1989 : La Commission européenne déclare la turquie éligible à la candidature, mais elle diffère l'examen du dossier.
  • 1989 : Turgut Özal est élu président. Yildirim Akbulut est nommé premier ministre.
  • 1990 : Vague d'assassinats politiques attribués aux islamistes: l'universitaire Muammer Aksoy le 31 janvier, le rédacteur en chef du journal Hürriyet Çetin Emeç le 7 mars, l'essayiste Turan Dursun le 4 septembre et l'universitaire et députée Bahriye Üçok le 6 octobre.
  • 1990 : Début des premières diffusions radio-télévisées privées. Le monopole de l'Etat sur l'audiovisuel ne sera levé officiellement qu'en 1993.
  • 1991 : Mesut Yılmaz devient premier ministre.
  • 1991 : Süleyman Demirel, est nommé premier ministre suite aux élections législatives du 20 octobre 1991.
  • 24 janvier 1993 : Assassinat d'Uğur Mumcu, chroniqueur du journal Cumhuriyet. Ses funérailles se transforment en une grande manifestation en faveur de la laïcité.
  • 17 avril 1993 : Mort du président Turgut Özal, remplacé par Süleyman Demirel, qui devient ainsi le neuvième président de la République.
  • Juin 1993 : Tansu Çiller (Doğru Yol Partisi) 1re femme à occuper le poste de premier ministre.
  • Juillet 1993 : 37 intellectuels alévis meurent dans un incendie criminel à Sivas, attribué aux islamistes.
  • Mars 1994 : Élections municipales massivement remportées par les islamistes du Parti de la Prospérité (Refah Partisi, créé en 1983).
  • 12 mars 1995 : Emeutes dans le quartier défavorisé de Gazi à Istanbul, majoritairement alévi, faisant 17 morts.
  • Décembre 1995 : Élections législatives, dont le parti islamiste Refah sort vainqueur.
  • 1er janvier 1996 : L'union douanière entre l'Union européenne et la turquie entre en vigueur. la turquie abolit les taxes d'importation sur les produits venant de l'Union européenne.
  • Juillet 1996 : Gouvernement islamiste du chef de Refah Partisi Necmettin Erbakan. Il est poussé à démissionner 11 mois plus tard, en Juin 1997, sous la pression de l'armée et de la société civile (médias, milieux d'affaires et universités) ; Mesut Yılmaz redevient premier ministre.
  • Octobre 1998 : Pression politico-militaire sur la Syrie pour forcer cette dernière à extrader Abdullah Öcalan, le chef du PKK. Damas résiste, mais sous la pression de la communauté internationale, elle accepte finalement de l'expulser. Öcalan se rend d'abord en Russie, puis en Italie via la Grèce.
  • Janvier 1999 : Bülent Ecevit est nommé premier ministre d'un gouvernement minoritaire.
  • Février 1999 : le chef du PKK, Abdullah Öcalan, est arrêté au Kenya. Il est jugé et condamné à mort en Juin 1999, mais sa peine est commuée en prison à vie lors de l'abolition de la peine capitale quelques années plus tard.
  • Mai 1999 : Élections législatives anticipées, le DSP (parti d'Ecevit) en sort vainqueur. Bülent Ecevit devient premier ministre d'une coalition rassemblant la gauche (DSP), le centre-droit (ANAP) et l'extrême-droite nationaliste (MHP).
  • 17 août 1999 : Tremblement de terre dévastateur au nord-ouest du pays faisant 17 000 morts.
  • 21 octobre 1999 : Assassinat d'Ahmet Taner Kışlalı, professeur des sciences politiques à l'Université d'Ankara. Une organisation terroriste islamiste revendique le crime.
  • Décembre 1999 : L'Union européenne accepte officiellement la candidature de la turquie lors du sommet d'Helsinki et souligne la « vocation européenne » du pays, mais elle fixe à son entrée dans l'UE des conditions que la turquie accepte.
  • 16 mai 2000 : Ahmet Necdet Sezer devient le dixième président de la République.
  • Février 2001 : Grave crise financière ; dévaluation de 50 % de la livre turque, des centaines de milliers de gens perdent leur emploi.
  • Octobre 2001 : la turquie modifie radicalement sa constitution pour remplir les critères politiques fixés par l'Union européenne.
  • Août 2002 : Abolition officielle de la peine de mort, sauf en temps de guerre (abolition totale en 2004) ; la dernière exécution date en fait de 1984.
  • 3 novembre 2002  : Arrivée au pouvoir du parti AKP ; Recep Tayyip Erdoğan devient premier ministre en mars 2003.
  • 1er mars 2003 : le Parlement turc refuse de permettre le stationnement des troupes américaines sur le sol turc lors du déclenchement de la guerre en Irak.
  • 2003 : Attentats à la voiture piégée d'Al-Qaida à Istanbul, les 15 et 20 novembre, contre des intérêts juifs et britanniques, 60 morts.
  • 2004 : Autorisation de la diffusion audiovisuelle des langues minoritaires. Premières émissions en langue kurde à la télévision publique, la TRT.
  • 2005 : Introduction de la nouvelle livre turque (YTL) ; 1 YTL = 1 000 000 TL
  • 1er juin 2005 : Adoption d’un nouveau code pénal accordant plus de libertés individuelles et plus conforme aux exigences européennes.
  • 3 octobre 2005 : Début des négociations d'adhésion avec l'Union européenne.
  • Novembre 2006 : Visite du pape Benoît XVI.
  • 19 janvier 2007 : Assassinat de Hrant Dink, rédacteur en chef du journal Agos (publié à Istanbul en turc et en arménien). 200 000 personnes assistent à ses funérailles le 23 janvier.
  • Avril-Mai 2007 : Crise politique au tour de l'élection du nouveau président par l'Assemblée nationale, ce qui déclenche les élections anticipées. Malgré la fin de son mandat le 16 mai, le Président Sezer garde son poste en attendant son successeur.
  • 22 juillet 2007 : Elections législatives anticipées, où l'AKP obtient 46,7 % des voix. Recep Tayyip Erdoğan conserve le poste de premier ministre.
  • 28 août 2007 : Abdullah Gül est élu onzième président de la République grâce à la majorité parlementaire de l'AKP.
  • 21 octobre 2007 : Amendement constitutionnel par référendum (70 % pour). Le président de la République sera désormais élu au suffrage universel.
  • 9 février 2008 : Amendement constitutionnel pour la levée de l'interdiction du foulard islamique à l'université. Cet amendement est annulé par la Cour constitutionnelle le 5 juin 2008 sur la base de l'article 2 de la Constitution, qui garantit la laïcité.
  • 30 juillet 2008: La Cour constitutionnelle rejette une demande d'interdiction du Parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir, accusé d'activités antilaïques. La Cour avait été saisie le 14 mars 2008 par le procureur en chef de la Cour de cassation.

Géographie

Icône de détail Article détaillé : Géographie de la turquie.
Carte géographique de la turquie.

la turquie est située pour sa majeure partie (97 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une partie du pays se trouve en Europe (3 %), la Thrace.

La principale ville, İstanbul (qui s’est auparavant appelée Byzance, puis Constantinople jusqu'à la conquête ottomane au XVe siècle), est située entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. C’est une des deux villes au monde[réf. nécessaire] à cheval sur deux continents. L'autre est Çanakkale qui est située sur les Dardanelles, encore en Turquie.

Géologie et paysage du pays

la turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le haut plateau anatolien et le plateau arménien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. la turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate (Firat) et du Tigre (Dicle). Environ un quart du pays est couvert de forêtspins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques.

Le relief

Dans le nord du pays, la chaîne Pontique voit se succéder d'ouest en est le massif schisteux de l'Istranca Dai (Thrace orientale), les plateaux de Bithynie et la série des chaînons montagneux de plus en plus élevés dominant la mer Noire. Les deltas du Kizil Irmak et du Yesil Irmak forment les deux seules plaines littorales.

Au sud, le Taurus, second grand ensemble montagneux, dessine deux grands arcs séparés par le rentrant du golfe d'Antalya et de la plaine de Pamphylie.

Taurus et chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale (Arménie occidentale) où le mont Ararat (5 165 m), sur lequel l'Arche de Noé se serait échouée après le Déluge, constitue le point culminant du pays.

Le climat

Par sa position au nord-est du Bassin méditerranéen, la turquie appartient, globalement, au domaine climatique méditerranéen : l'hiver est doux, tandis que l'été est chaud et sec. Toutefois, la position périphérique des principaux reliefs introduit de profondes perturbations dans ce schéma. Ainsi toutes les régions intérieures sont-elles marquées par la continentalité : hivers plus froids, total de précipitations plus faible, maximum pluviométrique décalé vers le printemps. Inversement, la région pontique, abordée de plein fouet par des masses d'air humidifiées au-dessus de la mer Noire, reçoit des précipitations abondantes et régulières.

Découpage administratif

Icône de détail Article détaillé : Provinces de Turquie.

la turquie est divisée en 81 provinces (en turc il), elles-mêmes découpées en arrondissements (ilçe). Les provinces et les arrondissements sont administrés respectivement par des préfets (vali) et des sous-préfets (kaymakam) nommés par l’État. La province est la circonscription électorale pour l’élection des députés au parlement.

Les maires de commune (belediye başkanı) sont élus au suffrage universel, en même temps que les maires de quartier ou de village (muhtar). Dans certaines grandes villes, il existe un niveau administratif au-dessus des communes, la « métropole » (büyükşehir).

Population et société turque

Démographie

Icône de détail Article détaillé : Démographie de la turquie.

La République de Turquie comptait 70 586 256 habitants au 31 décembre 2007, soit environ 1 % de la population mondiale. La population urbaine représente 70,5 % de la population.

La croissance démographique turque a quelque peu diminué ces dernières années mais est toujours assez élevée : le taux de natalité est de 2,53 enfants par femme (2,43 pour les femmes turques et 4,61 pour les femmes kurdes). En 2006, environ 1 700 000 naissances ont été enregistrées en Turquie (1 424 000 pour les femmes turques et 260 000 pour les femmes kurdes) avec une mortalité infantile de 43 ‰ (39 ‰ pour les enfants nés de parents turcs et 52 ‰ pour les enfants né de parents kurdes). La croissance démographique s'établit à 1,43 % par an[4].

Langue

D’après l’article III de la Constitution de 1982[5], la turquie a une seule langue officielle qui est le turc écrit en alphabet latin depuis 1928. Parmi les autres langues parlées, on trouve notamment l'arabe (dans le sud-est et dans la région de Hatay (Antakya, ex-Antioche et Siirt), le kurde (Kurmandji et zazaki) (est et sud-est de la turquie), le laze (nord-est), etc. On dénombre en Turquie une cinquantaine de langues et dialectes différents et neuf alphabets. Depuis 2002, d’autres langues minoritaires sont reconnues et autorisées, y compris à l’enseignement et comme langues de diffusion audiovisuelle.

Religion

La religion de la population est en très large majorité l'Islam, avec, en fonction des références, 70 à 85 % sunnite hanafite (branche de l'islam) et entre 15 et 25% d'alévis. Il est difficile de quantifier le nombre d'alévis en Turquie : les responsables d'associations parlent de 25 millions d'alévis, les démographes expriment le chiffres de 8 millions (soit 11% de la population) à 12 millions (17% de la population turque)[6] [7]. Si on se réfère aux différents pourcentages des différentes élections qui se sont déroulées en Turquie pour faire une estimation des alévis, et en particulier à Sivas, la ville qui compte le plus de villages alévis dans toute la Turquie, les trois partis ayant une politique ouvertement Pro-sunnite ou plus ou moins hostile aux alévis et donc pour lesquels les alévis ne devraient pas voter, atteignent 63,75 % en 1999, 72,16% en 2002 et 79,96% en 2007 avec des taux de participations dépassant les 85% à chaque fois[8].

Au début du XXe siècle, des Arméniens chrétiens vivaient en Turquie orientale et des Grecs orthodoxes sur la côte de la mer Égée ainsi que sur les côtes septentrionales et méridionales (Trébizonde, Antalya, Smyrne...). Au cours de la Première Guerre mondiale, la plupart des Arméniens ont été tués, déportés ou ont fui lors du génocide arménien. Les Grecs ont d'abord fui pendant la guerre gréco-turque de 1920-1922, ensuite ont été sujet à un échange de populations entre la Grèce et la turquie entre 1923 et 1927, avec un transfert de populations grecques d'Anatolie vers la Grèce et des populations turques de la Grèce vers la turquie.

L'Asie mineure est l'un des berceaux du christianisme. Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens. Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale des Galates), Éphèse. Cette dernière ville est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon la tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près d'Éphèse, à Selçuk. La grotte des Sept Dormants d'Éphèse se situe près d'Éphèse comme son nom l'indique. Six des sept conciles œcuméniques se rassemblèrent en Turquie actuelle (Éphèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine). On trouve des vestiges du christianisme primitif en Cappadoce et dans la région de Trabzon.

Le nombre des chrétiens en Turquie ne dépasse pas à ce jour les cent mille, bien que la plus grande ville du pays, Istanbul, soit le siège de deux patriarcats prestigieux : celui des Grecs et des Arméniens. Les Arméniens constituent la plus grande communauté chrétienne du pays (60 000 environ, répartis en trois communautés : apostoliques (57 000), catholiques (3 000) et protestants (500) à Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques (15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens (10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins (5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; de petites communautés à Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon), les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et Bozcaada). Il convient aussi d'ajouter les « nouveaux » protestants, soit les musulmans convertis au protestantisme évangélique, qui sont au nombre de 5 000[réf. nécessaire].

Les juifs (25 000) sont concentrés à Istanbul (22 000), İzmir (2 500), Bursa (env. 500) et Çanakkale (quatre familles)[réf. nécessaire].

Un autre groupe religieux, issu du judaïsme, est celui des Sabbatéens ou Dönme. (+/- 20 000)

On trouve également des Bahais (dont Edirne est la ville sainte) et des Yézidis (d'origine kurde) en nombre réduit.

Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal, version européenne, annonce que 95 % des Turcs se définissent comme musulman et 72 % observent les prescriptions de l’islam. Deux tiers des femmes turques portent le voile islamique[9].

La laïcité en Turquie

Alors que la constitution du 20 janvier 1921[10] ne mentionnait pas la religion, la loi constitutionnelle du 29 octobre 1923 modifie l’article 2 en indiquant que « la religion de l'État turc est l’islam » (Türkiye Devletinin dini, Dîn-i İslâmdır). Cette mention est conservée dans la constitution du 20 avril 1924[11] (dont l’article 75 proclame pourtant la liberté de conscience et de culte - à condition qu’elles ne s’opposent pas aux lois), supprimée le 11 avril 1928 et remplacée le 10 décembre 1937 par « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkçı, Devletçi, Laik ve İnkılâpçı’dır), les « six principes d’Atatürk ».

Tout cela s’est traduit sous Atatürk par :

  • l’accord du droit des votes aux femmes en 1934 ;
  • la fermeture de certains lieux de pèlerinage ;
  • l’interdiction des confréries religieuses (nakşibendis, nurcus, …) ;
  • l’interdiction du port du voile pour les femmes dans les administrations et écoles publiques.

Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l’accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d’Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous contrôle de l’État.

Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la turquie n’est pourtant pas un état strictement laïc dans le sens où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État, mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l’État ; chacun reste cependant libre de ses croyances.

C’est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d’identité et qu’il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses »[12] (diyanet) qui instrumentalise parfois l’islam pour légitimer l’État et qui gère les 77 500 mosquées du pays. Seul le culte musulman est financé, les autres cultes devant au contraire assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. À certaines périodes de la République turque (sous Turgut Özal), l’enseignement religieux dans le secondaire est même devenu obligatoire. Malgré la mise en place de la politique laïque en Turquie, la proportion de la population chrétienne est passée de 10% en 1920 à 0,3% au début du XXIe siècle et a déjà subi des agressions en raison de la religion[13]. En février 2008, le Parlement turc a voté une loi autorisant les femmes à porter le voile dans les universités[14] ; cette loi fut annulée par la Cour constitutionnelle en juin 2008.

À lire :

Éducation

Pour les écoles francophones voir : Lycée Français Charles-de-Gaulle, Lycée français Pierre-Loti, Lycée Saint-Benoît, Lycée Tevfik Fikret, Lycée Notre-Dame de Sion, Lycée Sainte-Pulchérie, Lycée Saint-Michel, Lycée Saint-Joseph (un à Istanbul et un autre à Izmir), Lycée de Galatasaray, l'Université Galatasaray.

Sports

Football

Le football est très probablement le sport le plus populaire ; la vie s’arrête pratiquement lors des rencontres entre Galatasaray, Fenerbahçe, Beşiktaş et Trabzonspor. Voir l’article : football turc. la turquie participe au Championnat d'Europe de football

Basketball

la turquie fait aussi partie des meilleurs nations en basket-ball avec comme star Mehmet Okur, premier turc sélectionné pour le All Star de la NBA en 2007.

Volleyball

Le volley-ball et le beach-volley sont très appréciés par les femmes comme par les hommes. L'équipe de volley-ball féminine turque a fait de grands progrès depuis quelques années et est devenue l'une des équipes les plus fortes d'Europe

Sport Automobile

En 2007, Kenan Sofuoglu est devenu le premier turc champion du monde d'un sport mécanique : il a remporté le championnat de Mondial Supersport, une compétition de moto réservée aux 600 cm³.


Athlétisme

Lutte Gréco-romaine

La lutte gréco-romaine est le sport national en Turquie. Les turcs pratiquent ce sport depuis le IVe siècle. Les combats les plus importants ont lieu durant le Kirpinar Yagli Guresi qui se déroule dans la province d'Edirne.

Haltérophilie

Le pays compte beaucoup de médailles et de records en haltérophilie, notamment grâce à Naim Süleymanoğlu et Halil Mutlu.

Billard

Semih Saygıner a apporté de nombreuses médailles à la Turquie. Après ses performances, la Turquie s'est doté d'une fédération.


Protection sociale

La protection sociale en Turquie s’articule entre différents mécanismes dont l’ensemble ne couvre pas l’intégralité de la population turque (67,3 millions d’habitants en 2000). Quatre systèmes publics de protection sociale coexistent en Turquie : le Memur Saglik est destiné aux actifs de la fonction publique et leurs ayants droits directs ; l’Emekli Sandigi concerne les retraités de la fonction publique, ainsi que leurs ayants droits directs ; la SSK couvre les employés du secteur privés et les ouvriers du secteur public ; le Bag-Kur assure les artisans, les commerçants et les membres des professions libérales.

Il existe une forme d’assurance personnelle qui permet d’adhérer volontairement à la SSK. Cette adhésion est individuelle ou collective, volontaire ou obligatoire. Individuellement, toute personne peut volontairement adhérer à la SSK en échange du versement d’une prime d’assurance. Collectivement, l’assurance est soit volontaire, soit collective. Volontaire, elle concerne des groupes exclus du bénéfice automatique de la SSK et qui négocient librement leur affiliation contre versement d’une cotisation ; obligatoire, le dispositif est identique mais les groupes choisissent de contraindre leurs membres à l’affiliation.

On compte une trentaine de sociétés d’assurances privées regroupant 300 000 personnes ; elles offrent leurs services aux personnes ne disposant pas de couverture sociale et ne pouvant financièrement assumer le coût de l’adhésion. Le nombre de leurs adhérents a augmenté durant les années 1990.

Ces différents mécanismes ne couvrent pas la totalité de la population turque. Sont exclus, en particulier, les agriculteurs et les pauvres urbains, dont le niveau de revenu exclut tout recours à des assurances complémentaires privées. La réforme de la SSK, (qui couvre la moitié de la population turque), imposant une durée de cotisation minimale de 120 jours avant toute prise en charge, a renforcé cet état de fait. Pour pallier les carences de la couverture sociale, plusieurs dispositifs ont été mis en place : la carte verte ; le fonds d'aide sociale ; les systèmes municipaux ; les fondations.

Pour plus de renseignements voir : Robert Holcman, «Atomisation de la protection sociale et fractionnement de l’offre hospitalière en Turquie», Revue internationale de Sécurité sociale, vol. 57, n° 2, avril-juin 2004, p. 183-108, disponible sur [2].

Système hospitalier

Deux grandes catégories se distinguent : les hôpitaux privés et les hôpitaux publics, et – au sein de ces derniers – les hôpitaux d’État et ceux de la SSK. Les hôpitaux de l’État se répartissent à leur tour entre hôpitaux du ministère de la Santé, hôpitaux dépendant de tel ou tel ministère (défense, police, intérieur…), et hôpitaux universitaires.

Au total, la turquie compte 1 256 établissements hospitaliers publics regroupant 176 121 lits, auxquels il faut ajouter le réseau des dispensaires. Ces derniers sont au nombre de 5 700 environ, ils couvrent une population de 7 500 personnes et contrôlent plusieurs sous-unités (trois à quatre en moyenne).

Les établissements publics de santé se répartissent entre :

  • les établissements du ministère de la Santé (communément appelés « hôpitaux d’État ») ;
  • les hôpitaux particuliers des ministères (défense, police…), qui en possèdent plusieurs. Ce sont aussi des hôpitaux d’État dont l’accès est réservé en principe aux agents des ministères en question ;
  • les hôpitaux universitaires : hôpitaux d’État qui, à l’instar de leurs homologues français, ont une vocation d’enseignement et de recherche ;
  • les hôpitaux de la SSK, la sécurité sociale turque. Ce sont des hôpitaux publics, mais qui ne dépendent pas de l’État.

L’étanchéité initiale entre les hôpitaux publics – particulièrement entre hôpitaux d’État et de la SSK – cède peu à peu la place à une forme d’intégration, encore très parcellaire et incomplète. A elle seule, la métropole d’Istanbul dispose de 39 hôpitaux du ministère de la santé, 3 hôpitaux universitaires, 16 hôpitaux de la SSK ; elle regroupe 234 dispensaires, dont 220 reliés au ministère de la santé.

On compte environ 150 hôpitaux privés qui regroupent 11 500 lits. Ce secteur de la santé est en plein développement, en particulier à l’incitation des grands organismes financiers internationaux qui exigent des autorités turques une libéralisation de l’offre de soins. Comme exemples d’institutions privées, on peut citer la chaîne d’hôpitaux Acibadem, l’Universal Vatan (52 établissements). À Istanbul, les hôpitaux « nationaux » sont très présents : français, américain, allemand, italien, bulgare, arménien, grec...

Les hôpitaux privés sont souvent particulièrement bien dotés en personnel et très bien équipés : le premier TEP Scan installé dans le monde par la société Siemens l’a été dans un hôpital d’Acibadem. Ils disposent de l’ensemble des outils de diagnostic et de traitement : laboratoires, centre de transfusion sanguine, services d’urgence...

Pour plus de renseignements voir : Robert Holcman, «Atomisation de la protection sociale et fractionnement de l’offre hospitalière en Turquie», Revue internationale de Sécurité sociale, vol. 57, n° 2, avril-juin 2004, p. 183-108, disponible sur [3].

Culture

Icône de détail Article détaillé : Culture de la turquie.

La culture de la turquie est multiple. Soumise aux influences